Comme disait Giscard : AU REVOIR !!!

Publié le par Bastide Grégory

Comme convenu j'ai expliqué Vendredi soir ( 18 février), lors de la séance du Conseil Municipal ma décision de quitter le groupe majoritaire.

La discussion a été franche et sincère mais elle s'est déroulée sans incident dans un grand respect des convictions de chacun. Un seul élu m'a attaqué sur ma vie personnelle, il se reconnaitra. Je ne lui en veux pas, je laisse le temps de ce billet mon éducation chrétienne reprendre le pas sur mon athéisme et je lui pardonne de bonne grâce. C'était quelqu'un que j'appréciais, au moins maintenant je sais ce qu'il pense de moi.

Je crois qu'il ressort de ce débat plusieurs visions de ce que doit être un élu municipal. Pour mes collègues les orientations politiques n'ont pas leurs places au sein du Conseil Municipal et à l'échelle d'élections locales, des gens de droite et de gauche peuvent faire cause commune pour le bien de la cité. C'est ainsi que Madame le Maire, de manière sincère, met en avant qu'elle ne fait pas de politique et qu'elle se présente pour le "bien du pays". Je ne remet nullement en doute cette sincérité et je vais tenter ici d'avancer un  argument rationnel assorti d'un exemple pour tenter de faire la démonstration que cette position n'est pas tenable.

La Maternité de Mauriac : le clivage droite/gauche dans les faits à l'échelle locale.

J'ai participé avec beaucoup de camarades à la lutte pour la sauvegarde de la maternité de Mauriac. Cette lutte, cette cause que l'on pourrait croire à première vue "au dessus des partis politiques" est révélatrice du fossé qui sépare la droite et la gauche. Pendant que les gens de gauche étaient dans la rue pour faire signer des pétitions, pour manifester, la droite locale signait des deux mains la fermeture de ce service. A nos arguments, mettant en avant le fait que sur un sujet qui touche la plus belle chose au monde sur le plan humain ( la naissance d'un enfant), les conservateurs n'ont répondu que statistiques et  sacro-sainte rentabilité. En effet, entre le OUI à la fermeture des services publics et le NON, il n'y a pas de positions intermédiaires possibles, pas de demi mesure, la tiédeur n'a pas place. Il me semble bien à travers cet exemple avoir montré qu'à n'importe quel niveau de décision la droite et la gauche n'ont rien à faire ensemble. 

Aussi, constatant un désaccord politique profond, je pensais que la solution pouvait être que deux groupes se forment au sein du Conseil Municipal, l'un soutenant la majorité départementale et l'autre clairement ancré à gauche. Personne n'a trouvé cette solution judicieuse et je suis le seul à l'avoir défendu. Dès lors je ne vois pas comment, isolé de cette manière au sein du Conseil Municipal, je pouvais avoir une quelconque emprise et influence sur la future gestion de la municipalité.

En connaissance de cause et après une nuit blanche de profonde réflexion j'ai remis ma démission sur le bureau de Madame le Maire Samedi matin.

Enfin, pour finir, un point sur lequel je suis d'accord avec Madame le Maire c'est que pour être un bon conseiller municipal, il faut résider sur la commune.  J'ai constaté durant ces trois ans de mandat que mon éloignement de Drugeac ne me permettait pas d'être performant pour suivre l'évolution des dossiers municipaux. 

 Je dis et redis à tous les conseillers ( je dis bien à tous) mon profond respect, "l'étudiant de la ville" ( comme on m'a appelé Vendredi soir ; Désolé il n'y a pas encore d'Université à Drugeac !!!) va s'enfermer désormais pour un temps dans la tour d'ivoire des commentateurs politiques.

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Publié dans Politique

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G
<br /> merci pour ces messages de soutien. Vive la Sociale !!!<br /> <br /> <br />
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K
<br /> Gregory,<br /> <br /> je reconnais la parfaitement le jeune étudiant tout juste sorti du lycée avec qui je travaillais. Je soutiens a 100% ta décision. J'aurais sans aucun doute pris la même. il y a des positions qui<br /> sont intenables, et le fait de se retirer montre souvent plus de courage et d'honnêteté que de lâcheté. Avoir une ligne de conduite, et la suivre jusqu'au bout, c'est extrêmement difficile (et je<br /> sais de quoi je parle). Mais ce que tu as fait mérite beaucoup de respect.<br /> Et puis quand tu auras fini tes études, tu pourras recommencer... D'ici la, les gens auront peut-être fini par avoir une conscience.<br /> A bientôt<br /> <br /> Katia<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Cher Grégory,<br /> prendre ses responsabilités est éthique au sens de poursuivre une cause et non un ou des postes, petits "plaçous" bien connu en politique... Nous nous battons pour des convictions, non pour des<br /> places.<br /> Bravo et merci pour cette attitude empreinte d'honnêteté intellectuelle.<br /> <br /> <br />
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